Tout savoir sur l'assainissement par les plantes

Qu’est-ce que la phytoépuration ?

La phytoépuration est un procédé d’assainissement naturel des eaux usées.Cette méthode, en plus d’être naturelle, sans odeurs et esthétique, elle fait appel à des technologies qui se veulent complémentaires.

 

Qu’est-ce que l’assainissement par les plantes ?

 

Tout d’abord, la phytoépuration, aussi appelé l’assainissement par les plantes, consiste à réunir des plantes chargés d’épurer les eaux usées, également nommées par les professionnels un « filtre vertical ». Les eaux pénétrant dans le bassin vont être filtrées ou digérées par les plantes et plus particulièrement le complexe racinaire contenant des micro-organismes avant d’être finalement libérées. Donc, cet écosystème permet de traiter principalement les nitrates, les phosphates et les métaux retenus par les eaux et il élimine les agents polluants présents dans les eaux consommées au quotidien.

Sans compter que le milieu naturel est menacé par l’accroissement de la consommation d’eau et des rejets pollués qui en résultent. Depuis une décennie, l’utilisation de végétaux semi-aquatiques tels que les massettes, joncs, hélophytes et plantes aquatiques a fait ses preuves dans la lutte contre ces pollutions. On parle alors de phytoépuration.

L’épuration des eaux polluées est rendue possible grâce aux interactions bio-géo-chimiques entre le substrat, une sélection de plantes épuratrices et leurs micro-organismes associés. Ces micro-organismes permettant de réduire, transformer et éliminer les polluants.

 

Quels sont les avantages d’une station de phytoépuration ?

 

Une station de phytoépuration nécessite un peu de terrain pour l’installer, mais ne coûte pas cher en matériaux et s’avère d’un entretien très simple. Les plantes macrophytes s’adaptent à tout type de sol et elles se montrent résistantes aux écarts de température et au gel. Ce système, bien qu’à l’air libre, ne dégage aucune odeur nauséabonde. Le principe de la phytoépuration est identique à celui du compostage. Au contact de l’air, la dégradation des agents polluants produit de l’humus et de la vapeur d’eau. Il faut simplement laisser le temps aux plantes et aux joncs de coloniser chaque bac.

Enfin, le lagunage peut s’envisager aussi bien chez des particuliers qu’à l’échelle d’une petite commune. Au printemps, il suffit de désherber chaque bassin pour l’entretenir. Aucune énergie fossile n’est requise pour la faire fonctionner et l’eau peut ensuite être directement rejetée dans la nature ou vers un cours d’eau.

 

Comment fonctionne un système de phytoépuration ?

 

En premier lieu, on commence par le choix des plantes. Notamment, celles possédant la propriété d’absorber les substances polluantes destinées à chaque étape de la filtration. Avant tout, dans le premier bassin, où s’effectue la rétention des principaux agents polluants, on y retrouve des bambous, des laîches, des massettes ou encore des roseaux. Dans le second bassin construit en contrebas du premier, on repique des végétaux épurateurs comme la menthe aquatique, les iris ou la salicaire. En effet, ce second bassin va permettre d’affiner la pollution de l’eau. Une fois le cycle bouclé, l’eau filtrée est propre, inodore et peut être employée pour arroser le jardin.

Cette solution d’assainissement par les plantes peut être installée dans les logements non raccordés au tout-à-égout.

Pour fonctionner, la phytoépuration va nécessiter :

  • Pour commencer, cet assainissement par les plantes va nécessiter différents bassins (2 bassins). À noter qu’ils sont nettement plus esthétiques que la fosse toutes eaux.
  • Ensuite, pour assainir l’eau par les plantes, vous devez choisir des plantes spécifiques qui sont capables d’absorber les polluants (bambous, roseaux, massettes, laîches, etc). Il existe aussi des plantes aquatiques pour assainir l’eau, comme les nénuphars ou les lentilles d’eau.
  • Dernièrement, les bactéries présents dans les racines de ces plantes vont permettre d’épurer l’eau. Cette dernière va passer de bassin en bassin, avant d’être relâchée dans le sol, parfaitement traitée.

La phytoépuration a de nombreux avantages sont qu’elle se fait sans odeur, sans vidange et de manière totalement écologique. Néanmoins, elle peut s’avérer assez coûteuse à mettre en place, de plus, les plantes nécessitent de l’entretien.

 

Quelles sont les étapes chimiques d’un cycle naturel de dépollution des eaux ?

 

Le prétraitement des eaux s’effectue dans le bassin directement connecté à la sortie des eaux usées de la maison. Les roseaux et les joncs produisent beaucoup d’oxygène et ils facilitent le développement d’un grand nombre de bactéries. Elles conservent les macros particules en surface tandis que les autres éléments se transforment en compost.

Dans le second bassin, les plantes retiennent les phosphates et les nitrates et les autres agents polluants contenus dans l’eau. C’est durant cette seconde étape que se décomposent les polluants ménagers mélangés à l’eau.

Dans chaque bassin, on superpose des lits de gravier et de sable toujours plus fins et un drain évacue l’eau vers le second bassin. Il faut prévoir un dénivelé de minimum 1 mètre entre les deux bassins, sinon, il faut installer une pompe de relevage pour transférer l’eau.

 

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